Lions de l’Atlas et saut d’obstacles : le sport marocain en mouvement ce 5 octobre
Match nul face au Mali, satisfaction du sélectionneur Ouahbi, et victoire suisse au Morocco Royal Tour : le sport marocain montre sa vitalité à l’aube d’une semaine décisive.
Un match nul qui en dit long sur les Lions de l’Atlas
Dimanche soir, au stade Ibn Batouta de Tanger, les Lions de l’Atlas ont partagé les points avec le Mali (1-1) lors d’un match amical qui a servi de répétition générale avant les prochaines échéances internationales. Un résultat équilibré, marqué par un but marocain d’Abdessamad Ezzalzouli à la 35e minute, avant que Gaoussou Diarra n’égalise pour les Aigles à la 77e. Si le score final reflète une certaine parité, les enseignements tirés par le sélectionneur national, Mohamed Ouahbi, sont plus nuancés.
« Nous avons des qualités et des choses à améliorer », a déclaré Ouahbi à l’issue de la rencontre, soulignant l’intensité du duel face à une équipe malienne « qui nous a mis en difficulté ». Le technicien marocain a insisté sur la valeur de ce type d’opposition, qui permet d’éprouver le groupe dans des conditions proches de celles des compétitions officielles. Ce match, le premier depuis la trêve estivale, intervient à un moment charnière pour les Lions de l’Atlas, alors que les qualifications pour la Coupe du Monde 2026 approchent. Si Ouahbi s’est montré satisfait du stage, il a aussi rappelé que le travail de consolidation devait se poursuivre, notamment sur le plan défensif et dans la gestion des transitions.
Pour les supporters marocains, ce nul laisse un goût mitigé. Si Ezzalzouli a confirmé son statut de joueur à suivre, la question de la profondeur du banc et de la capacité à tenir un rythme soutenu sur 90 minutes reste posée. Le Mali, classé 52e au dernier classement FIFA, a su profiter des espaces laissés par une défense marocaine encore en rodage. Un détail qui n’a pas échappé à Ouahbi, qui a évoqué « des aspects à corriger » avant les prochains rendez-vous.
Morocco Royal Tour : le Suisse Anthony Bourquard s’impose à Tétouan
Autre discipline, autre ambiance. Dimanche, la carrière « Hipica » de la Garde Royale à Tétouan a vibré au rythme du saut d’obstacles, avec la victoire du cavalier suisse Anthony Bourquard lors du Grand Prix de la Coupe du monde CSI4-W*, Prix Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan. Bourquard, de retour sur le Morocco Royal Tour après sept ans d’absence, a dominé l’épreuve avec sa jument « Fontaineblau Manciais », signant un sans-faute en barrage en 40,63 secondes.
Cette première étape de la 15e édition du Morocco Royal Tour, organisée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, confirme l’attractivité croissante de la compétition. Le MRT, qui allie prestige sportif et dimension touristique, attire chaque année des cavaliers de renom, venus d’Europe et d’Afrique pour concourir sur des parcours exigeants. Pour Bourquard, ce succès marque une belle revanche après une longue absence : « C’est un retour émouvant. Le Morocco Royal Tour a toujours été une compétition spéciale pour moi, et remporter ce Grand Prix est une grande fierté. »
Derrière lui, le podium a vu monter des cavaliers confirmés, avec une performance notable de l’équipe marocaine, qui a su tenir son rang face à une concurrence relevée. Si le saut d’obstacles reste une discipline moins médiatisée que le football, son développement au Maroc est indéniable. La Fédération Royale Marocaine des Sports Équestres (FRMSE) mise sur des événements comme le MRT pour populariser la discipline et former une nouvelle génération de cavaliers. Avec des infrastructures de plus en plus modernes et un soutien royal constant, le Maroc s’affirme comme une terre d’accueil pour les sports équestres, à l’image de ce qui se fait déjà dans le golf ou le tennis.
Ce qu’il faut retenir
Deux événements, deux disciplines, une même dynamique. Le sport marocain, souvent associé au football, montre une nouvelle fois sa diversité et sa capacité à briller sur plusieurs scènes. Pour les Lions de l’Atlas, ce match nul face au Mali est un rappel que la route vers la Coupe du Monde 2026 sera semée d’embûches. Mohamed Ouahbi, s’il a salué les progrès de son équipe, sait que le temps presse pour affiner les automatismes et renforcer la cohésion du groupe.
Du côté du Morocco Royal Tour, la victoire d’Anthony Bourquard est un symbole : celui d’un événement qui a su grandir et s’imposer comme une référence en Afrique. Le saut d’obstacles, discipline exigeante et élitiste, trouve au Maroc un terreau fertile, grâce à des infrastructures de qualité et une volonté politique de développer les sports équestres.
Pour les amateurs de sport, cette journée du 5 octobre est un avant-goût de ce qui attend le Maroc dans les semaines à venir. Entre les qualifications mondiales, les compétitions équestres et les préparatifs pour les Jeux Olympiques de 2028, le pays continue de tracer sa voie, entre tradition et modernité. Une chose est sûre : les projecteurs ne sont pas près de s’éteindre.